Donner envie de lire,
créer un univers,
emmener l’inconnu par la main sur le chemin qu’on est seul à connaître.
Écrit-on pour soi ou pour être lu ?
Souvent, l’égo tient la réponse.
Pourtant ce n’est pas lui qui fait courir la main sur le papier,
déborder l’âme jusqu’à la feuille,
qui détricote le labyrinthe de nos imaginaires pour donner corps à nos histoires.
On écrit pour s’alléger, respirer, lever la tête.
On écrit pour avancer, sortir du dédale des graffitis qui galopent sous la peau & brouillent toutes les pistes.
On écrit comme le canal emmène l’eau jusqu’à la mer.
On écrit sans le vouloir, sans décider, ni définir.
On écrit pour déchirer le brouillard,
défaire minutieusement les nœuds,
arpenter le monde, cheveux au vent, cœur sur la main.
On écrit comme on respire, parce que la nuit ne suffit pas à colorer nos rêves & que nos châteaux de sable s’effilochent dans notre dos, sans laisser de traces.
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Nathalie Esperluète – octobre 25
