Tempête, orage, éclipse, étoiles filantes & coucher de soleil
Il y a toujours dans tes parages la femme de la Préhistoire.
Tu regardes avec ses yeux,
Tu le sang dans ses veines.
Dans les forêts, sur les chemins, sous l’écorce des arbres,
tes yeux lisent en filigrane les traces de son passage.
Qu’est-ce qui te fait voir,
dans la course des nuages & dans la couleur du soir,
la tempête pour demain,
si ce n’est sa présence & son chuchotement ?
Tu n’es jamais seule.
Elle assiste avec toi au spectacle du monde,
tu redoutes pour elle la violence de la foudre.
Parfois, c’est un compagnonnage tranquille,
une évidence sans question,
parfois un abîme effrayant qui te coupe le souffle.
C’est une histoire de double vue,
double lecture & double fond.
Le monde n’est pas ce qu’il est.
Il n’existe pas.
Il est seulement ce que tu regardes,
ce que tu veux voir,
ce qu’elle te montre et
comment tu le vois.
&. &. &. &. &. &. &. &. &. &.
Texte & photo © Nathalie Esperluète
