Le parce que des choses
l’envers des décors
la trace encore vibrante de l’étoile filante
l’écume en gerbes blanches qui dévale la pente
le grain de lumière affamé qui dévore le fil de nos rêves
l’ourlet brûlant du feu à la cime des arbres
la déchirure fauve que l’on porte en écharpe
Tout ce que l’on entasse au fond des caravanes
tout ce que l’on oublie & qui barre nos portes
tout ce qui nous dessine & nous métamorphose
tout ce qu’on sème au vent
tout ce qu’on rend au fleuve
tout ce que l’on allume le soir, près des fenêtres
Les pelotes de soie
la poudre de nuages
le bleu dynamité des matins de mistral
le rire de l’enfance, en billes, au fond des poches
Éclairs zébrant le ciel
écailles, éclats, reflets
tesselles éparpillées
pointillés familiers
Le chemin se dessine.
Tu passeras le gué.
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Texte & photo © Nathalie Esperluète
