Le soir charrie un convoi de nuages, langoureux, prétentieux, sûr de son poids & de sa force.
Le silence est lourd, plein de fausses promesses, d’urgences frelatées, d’espoirs ridicules beaucoup trop maquillés.
La lumière est trompeuse. Les lignes qu’elle trace, obliques & parallèles, dessinent un cauchemar qui ressemble à la guerre, un caprice d’architecte shooté à l’héroïne, la jonchée fracassée de toutes les horloges.
Il faut prendre la route, abandonner la nuit, tenter de disparaître, n’emporter avec soi que la nécessité, le silence & l’oubli.
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Texte & photo © Nathalie Esperluète
