Un chemin le cœur léger

Grand vent, cris d’oiseaux,
bruit de feuilles sèches sous les pas,
hiver, été, je ne sais pas.
Cette saison n’a pas de nom.
C’est un chemin que l’on emprunte le cœur léger.

On sait confusément qu’on ne fera pas demi-tour.
On entend parfois de la musique.
On fait halte pour une danse autour d’un feu, un bain au bord de la rivière, la naissance d’un enfant, d’un livre, d’une vocation.
On parle toutes les langues. On a tous les âges.
Et nos yeux sont de toutes les couleurs.

Les arbres, agacés par le vent, semblent inventer sous nos yeux une écriture imaginaire faite de sons, d’ombres mouvantes, de graffitis incandescents, du hurlement muet de la mésange prise au piège.

Je ne peux pas m’empêcher de lire le paysage.
Lignes abruptes des falaises, dentelle grise de l’olivier, courbe mousseuse des nuages, pointillé furtif de la truite dans le courant,
empreinte douce & tranquille de mes pas dans le sable.

Texte & photo © Nathalie Esperluète

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